Interview Antoine Frachot (Directeur Général de GENES)

Interview Antoine Frachot (Directeur Général de GENES)

Antoine-Frachot

1- Les Afriques: Monsieur Antoine Frachot, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Permettez-moi de vous présenter, vous  êtes actuellement Directeur Général de GENES, mais depuis votre première expérience comme Economiste INSEE et Banque de France en 1989 vous avez occupé plusieurs postes de responsabilités dans les milieux académiques et bancaires ; la liste est longue mais pourriez-vous nous rappeler les principales expériences qui ont marqué votre parcours professionnel ?

– J’ai commencé en fait dans l’enseignement et la recherche en économie, en finance et en statistique. Très rapidement, j’ai eu envie d’avoir des responsabilités managériales au sein de l’administration française puis au sein des banques. Après quelques années au ministère de l’économie et des finances, j’ai passé une douzaine d’années au total dans les banques, notamment comme directeur des risques et à un moment où l’ensemble du secteur financier mondial était secoué par la crise qui a démarré en 2007. C’était réellement passionnant et très dur nerveusement. Je suis retourné au ministère de l’économie dans le courant 2009 et on m’a proposé de prendre la direction générale du GENES. Mais, en pratique, j’avais toujours continué à enseigner et donc il était naturel pour moi de revenir dans le monde de l’enseignement et de la recherche un jour ou l’autre.

2- Les Afriques: Vous êtes Directeur Général de GENES, Groupe des Ecoles Nationales  d’Economie et Statistiques depuis 2011, pouvez-vous nous rappeler le statut juridique ainsi que les principales missions de cet établissement d’enseignement supérieur et de recherche  français ?

– Le GENES est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche et sa tutelle est le ministère de l’économie. Son statut est identique à celui des universités françaises. Ses missions sont bien sûr l’enseignement supérieur de niveau Master, Doctorat et Ingénieur dans tous les domaines des sciences économiques, de la statistique, de l’économétrie, de la finance, de l’actuariat ou encore de la sociologie. Nous assurons également de la formation continue et professionnelle pour les entreprises et les administrations. Récemment, nous avons créé une filiale de conseil et d’expertise qui commercialise notre savoir-faire. Enfin, nous sommes l’hébergeur des données confidentielles des administrations françaises à destination de la recherche scientifique. Près de 800 chercheurs français et européens utilisent notre dispositif sécurisé pour accéder à des données sensibles à des fins de recherche scientifique sur les politiques économiques, sociales, environnementales ou encore les politiques de santé.

3- Les Afriques:Depuis sa transformation en établissement public au 1er janvier 2011, le groupe GENES, a  signé un nombre important  de nouveaux contrats, de chaires de recherche, et de partenariats public-privé ; et a remporté aussi un Laboratoire d’excellence en Economie et Sciences de la Décision avec l’Ecole Polytechnique et HEC : un label d’excellence.  Quelle est la stratégie de développement du GENES qui semble être la clef de tels succès ?

– Nous avons la chance d’être sur des créneaux pour lesquels il y a une énorme demande : l’évaluation des politiques publiques, la datascience et le « big data », l’actuariat, l’économie en général. Nous sommes en permanence sollicités par les entreprises qui souhaitent des expertises sur ces domaines ou qui veulent embaucher nos étudiants. Par ailleurs, en tant qu’écoles d’ingénieur, nous avons une très forte proximité avec les entreprises en France et à l’international, ce qui facilite la tâche. Enfin, c’est aussi un combat quotidien de nos enseignants et de nos chercheurs pour être à l’écoute des demandes de la société et de savoir y répondre au mieux.

4- Les Afriques: D’après  la cartographie de GENES,  un volet important du groupe des Ecoles Nationales d’Economie et Statistiques est consacré à la Coopération Internationale et à l’Appui des Ecoles étrangères, pourriez-vous nous indiquer si vous avez déjà concrétisé des partenariats avec des pays africains ? Si oui, lesquels ? et sous quels formats de partenariats ?

– Oui, pour le GENES, la coopération avec les pays d’Afrique est très importante et est stratégique. En premier lieu, des écoles de statistique et d’économie se sont construites au fil du temps en Tunisie, au Maroc, en Algérie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. Nous sommes très proches de ces écoles qui sont d’un très bon niveau. Nous avons signé des accords de double-diplôme avec l’INSEA(Maroc) ou avec l’ESSAI (Tunisie). Nous avons des contacts rapprochés avec toutes les autres. La région Sud-Méditerranée et la région Sub-saharienne sont des zones en plein expansion économique : je crois beaucoup à leur développement dans les prochaines années et il serait impardonnable qu’un établissement comme le nôtre ne travaille pas avec ces écoles qui une fois de plus sont d’un très bon niveau et avec lesquelles nous partageons les mêmes valeurs.

5- Les Afriques: GENES a organisé récemment, en partenariat avec l’Université Internationale de Rabat et l’Université Cadi Ayyad de Marrakech  une conférence internationale à Marrakech en finance quantitative et en risk-management.  D’ailleurs, l’organisation de cet événement s’inscrit dans le cadre d’une série de conférences organisées au Maroc et initiées par la diaspora marocaine que votre institution a toujours soutenu ; et que vous avez toujours répondu présent. Que pensez-vous de cette initiative ?

– Compte-tenu de ce que je viens de dire, je m’en réjouis beaucoup. En premier lieu, c’est un plaisir de travailler avec la diaspora marocaine : ce sont des personnes brillantes et qui ont gardé une immense envie de participer au développement de leur pays. Mais je pourrai dire la même chose de tous ceux avec qui je travaille dans les écoles des autres pays que j’ai mentionnés !

6- Les Afriques: l’une des retombées du workshop de Rabat et de la conférence de Marrakech sur le risk-management est la création d’un institut africain du risk-management (IARM).  Vous avez contribué à la réflexion et aux différents débats autour de ce projet. Est-ce que vous pouvez nous dire un peu plus sur les tenants et aboutissant d’un tel projet ?

-Il s’agit d’insuffler une dynamique, via l’animation d’un site web ambitieux, la création de prix pour les meilleurs étudiants ou encore l’organisation de conférences et de séminaires où des scientifiques et des entreprises se rencontrent pour partager leur expertise mutuelle.

7- Les Afriques: D’après des sources proches, il semble que vous avez accepté de faire partie du comité scientifique de l’institut  qui sera constitué de personnalités scientifiques de renom international comme les professeurs Nicole El Karoui, R. TyrellRockafellar et Nizar Touzi. Est-ce que vous confirmez ? Si oui quel serait le rôle exact d’un tel comité ?

– Oui, je peux confirmer ! J’ai accepté avec plaisir et je suis très honoré qu’on me l’ait proposé. Je pense que ce comité aura pour principale ambition d’aider à une grande dynamique de recherche en finance, en assurance et en gestion des risques. Nous sommes convaincus que le potentiel de recherche et d’expertise est immense et ne demande qu’à s’épanouir.

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